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L’Organisation Mondiale de la Santé remet en cause la poursuite systématique des traitements aux antibiotiques jusqu’à leur terme

L’Organisation Mondiale de la Santé remet en cause la poursuite systématique des traitements aux #antibiotiques jusqu’à leur terme, en publiant un document qui prend parti sur ce sujet en 2017.

Je vous le reproduis in extenso :

« Les campagnes d’information sur les antibiotiques incluent souvent le message qu’il est important de finir le traitement prescrit pour empêcher le développement de bactéries résistantes aux antibiotiques.
Cependant, ce conseil n’est pas directement lié à la lutte contre l’anti-biorésistance. L’objectif de continuer le traitement au-delà de la disparition des symptômes est d’empêcher les rechutes plutôt que de prévenir les résistances.
Parce que le taux de résistance aux antibiotiques tend à augmenter avec la quantité d’antibiotiques utilisée, la règle générale pourrait être : plus court est le traitement, moindre est le risque d’émergence d’une résistance aux antibiotiques.
Les traitements antibiotiques plus courts réduisent le risque pour les bactéries de devenir résistantes, et réduisent les effets secondaires néfastes.
Chez les personnes qui sont par ailleurs en bonne santé, réduire significativement les symptômes sans pour autant éliminer totalement la bactérie causant l’infection peut permettre aux défenses naturelles du corps de prendre le relais et d’éliminer celles qui restent.
Il existe certaines circonstances où il est nécessaire d’éliminer toutes les bactéries, lorsque les défenses naturelles du patient sont affaiblies pour toute raison, ou lorsque l’infection se situe dans une zone peu accessible aux antibiotiques et aux globules blancs, ainsi que lorsque les bactéries sont à croissance lente (comme dans la tuberculose).
Mais bien souvent on peut soutenir le point de vue qu’il faille arrêter un traitement aux antibiotiques immédiatement après que l’infection bactérienne ait été exclue ou qu’elle est improbable (par exemple en cas d’infections virale des voies respiratoires) ; ou quand les signes et symptômes d’une infection de faible gravité ont disparu.
 Par conséquent, dans les campagnes de communication contre la résistance aux antibiotiques, le message selon lequel il faut « poursuivre le traitement jusqu’à la fin » pourrait être trompeur… »
(rendez-vous en premier commentaire pour lire la note originale de l’OMS en anglais).

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